Madame Ordinaire

Madame Ordinaire

Menu
Flottement

Flottement

Flottement

Les semaines qui précèdent un départ en vacances m'ont toujours semblé incroyablement longues. On travaille en gribouillant les jours qui restent sur le calendrier, on fait des comptes à rebours, on trépigne d'impatience car on se voit déjà les pieds dans le sable ou au bord de la piscine...

Il n'y a absolument rien à faire pour que les heures défilent plus rapidement afin de partir au plus vite, ni même rien à faire pour suspendre le temps une fois que ça y est, la serviette est sur la plage.

[À ce propos, j'ai dévoré chacun des mots du billet "Donne moi juste encore un peu de temps" sur le blog Cachemire et Soie, c'est un petit bijou...].

Parfois je me dis que finalement le temps aurait en réalité cette capacité à s'étirer pour nous montrer combien cette attente est ce qui donne toute sa valeur aux jours d'après.

Sans toutes ces heures passées à imaginer, à rêver, à espérer nos congés, nous ne leur accorderions peut-être pas autant d'importance.

Flottement
Flottement
Flottement

Je pensais à ça lorsque je faisais la planche l'autre jour au bord de la Méditerranée. Avec de l'eau plein les oreilles et le clapotis des vagues contre mes tempes, le silence autour de moi me faisait voir combien je suis sereine et absolument pas impatiente à l'idée de la proximité des vacances. Je suis d'accord, nous avons la chance de vivre à proximité de la Mer et sous un ciel assez clément mais cela ne nous enlève pas les horaires de travail et autres obligations du quotidien.

Je ne compte pas les jours, je n'ai pas encore réfléchi au départ ni même aux bagages, je me laisse littéralement porter par mes journées. Les vacances finiront par arriver, je le sais, alors je savoure ces moments qui précèdent car ils ont déjà le goût du départ.

L'autre jour les demoiselles jouaient au bord de l'eau. Miss N. affirmait qu'elle savait déjà nager avant de boire la tasse à deux reprises et venir digérer ses vagues sur un coin de serviette. Petite I. jouait avec son seau et venait me voir en larmes quand un petit gars a décidé de lui emprunter. Mr Ordinaire se pliait aux exigences de ses starlettes ensablées et allait creuser des piscines, chercher de l'eau pour les remplir ou bien porter celle qui voulait se baigner sans trop se mouiller...

Je m'accordais encore un bain, pour le plaisir de flotter longtemps encore face au soleil, les paumes des mains vers le ciel, en espérant que cette sensation m'accompagne encore durant les prochaines semaines...

 

Quoi de plus léger qu'une plume? La poussière. - De plus léger que la poussière? Le vent. - De plus léger que le vent? La femme. - De plus léger que la femme? Rien.

Alfred de Musset

Rendez-vous sur Hellocoton !