Madame Ordinaire

Madame Ordinaire

Menu
En attendant... / 40 ♥

En attendant... / 40 ♥

J'aurais bien illustré mon billet du jour par le traditionnel widget qui nous informe sur l'évolution de la grossesse mais malheureusement l'engin n'a pas prévu l'éventualité d'un Bébé gréviste [...]. Je crois que c'est à la mode de nos jours et la demoiselle a donc décrété que NON, NON, NON, elle ne sortira pas pour l'instant...

 

J'ai bien essayé de faire évoluer les choses à ma façon (aspirateur, serpillère, fenêtres, lessive à la main, kilomètres de voiture sur routes défoncées) mais à l'heure actuelle, j'en suis toujours au même stade --> A la maison.

 

Grâce à Mademoiselle N., j'ai bien cru qu'une crise de nerfs allait me conduire directement à la maternité sans passer par la case urgences mais absolument pas...

 

Je m'explique:

15h30 cet après-midi.
Nous venons de rentrer de la garderie et avant qu'il soit l'heure de goûter, nous sortons sur la terrasse avec Mademoiselle N. pour que je termine de nettoyer les fenêtres de la buanderie (à laquelle on accède depuis la terrasse mais qui communique avec la cuisine grâce à une fenêtre coulissante). Pendant ce temps là elle joue à décrocher le linge que j'ai mis à sécher peu avant... Je suis dans la buanderie et je m'applique sur mon carreau en levant les bras bien haut pour que ça travaille le plus possible à l'intérieur. J'entend la demoiselle qui arrive pour voir ce que je fais et qui s'amuse à pousser la porte vitrée. Je lui dis de faire attention avec ses doigts car c'est automatique, qui dit porte dit doigts coincés. Ce que je n'avais pas prévu c'est qu'elle n'allait pas laisser ses doigts dans l'encadrement, ni même qu'elle allait refermer complètement la porte, ni même qu'ELLE ALLAIT BAISSER COMPLÈTEMENT LA POIGNÉE DEPUIS L'EXTÉRIEUR...

Je suis coincée. Enfermée.

J'ai chaud d'un seul coup, très chaud.

Je la regarde, je me dis qu'il suffit de lui dire de redresser la poignée et que je vais pouvoir sortir. Non, elle ne sait pas relever la poignée, elle ne sait que la baisser. J

e suis mal. Une contraction. Aïe, j'en étais sûre, je vais rester là et c'est maintenant que Bébé va décider que c'est le bon moment. C'est un complot!!    

Après un bon moment de réflexion et de méditation (OUVRE CETTE %&$%&$ DE PORTE TOUT DE SUITE!!!!!!!!), je m'aperçois que la fenêtre qui donne dans la cuisine est ouverte! Je suis sauvée!! La fenêtre se trouve à plus d'un mètre du sol, l'ouverture me permet un espace d'environ 40 cm de large, je peux le faire. D'ailleurs je l'ai déjà fait dans d'autres circonstances mais la seule différence est la présence de mon passager clandestin...

Pour résumer la scène digne d'un mauvais feuilleton, j'ai réussi à escalader la fenêtre au troisième essai (après une légère chute lors du premier essai pendant lequel j'avais surestimé ma souplesse légendaire [...]) et j'ai abandonné l'idée de terminer mon ménage pour la journée.

 

A l'heure qu'il est, Mademoiselle N. est couchée et même si je sais qu'elle n'a pas conscience du mauvais moment qu'elle m'a fait passer (il était 16h45 quand j'ai enfin posé le pied dans la cuisine...), elle me narguait quand même pas mal de l'autre côté de la fenêtre alors que j'étouffais à moitié dans mon cagibi...

Ceci étant dit, aujourd'hui j'ai atteint le terme de cette seconde grossesse et je vais débrancher le téléphone, l'ordinateur et la sonnette d'entrée pour que l'on arrête de me demander "Alors, c'est pour aujourd'hui ou pour demain?"

Prochain billet prévu pour la naissance de Bébé.. En attendant, le cliché de la dernière échographie, visiblement mon ventre est digne d'un cinq étoiles!

 

02_11_10_001